Plus d’infidèles chez les catholiques ?

Une étude menée par un site de rencontre extraconjugale britannique fait un parallèle intéressant entre infidélité et religion.

Le site en question s’est amusé à recouper certaines des statistiques concernant ses membres. Plus de 600 000 profils ont été analysés.

Un résultat a particulièrement attiré notre attention.

Si l’on en croit les chiffres publiés, les personnes catholiques seraient plus infidèles que les personnes pratiquent une autre religion.

En effet, l’étude indique :

  • Que plus de 20% des membres inscrits sur ce site seraient catholiques.
  • Que les juifs seraient par contre peu représentés.
  • Que les autres religions se retrouvent dans des proportions assez équilibrées.

Discussion

La publication de ces informations a suscité de nombreuses réactions outre-manche.

La thérapeute Christine Elvin avance quelques arguments afin de mieux comprendre les conclusions évoquées ci-dessus.

Christine Elvin rappel que l’infidélité est un pêché dans la religion catholique. Or le fait de braver cet interdit peut justement procurer d’autant plus d’émotions / d’excitation pour les personnes catholiques.

Et en Suisse ?

L’église a un discourt très clair sur l’infidélité : toute relation extraconjugale est considérée comme un pêché qu’il faut combattre !

Citons par exemple un extrait d’un manifeste religieux publié sur le site Lausanne.org (vitrine d’un mouvement évangéliste).

Nous qui sommes membres de l’Église, nous nous engageons à :

  1. faire tout notre possible dans l’Église et dans la société pour renforcer les mariages fidèles et une vie de famille saine ;
  2. reconnaître la présence et la contribution des célibataires, des veufs et veuves ou des personnes sans enfants, pour faire en sorte que l’Église soit une famille dans le Christ, accueillante et encourageante, et à leur donner la possibilité d’exercer leurs dons dans tous les aspects du ministère ecclésial ;
  3. résister aux multiples formes de sexualité désordonnée dans la culture environnante, y compris la pornographie, l’adultère et la promiscuité ;
  4. chercher à comprendre et résoudre les problèmes profonds de l’identité et de l’expérience qui attirent certains à la pratique homosexuelle ; aller vers les homosexuels avec l’amour, la compassion et la justice du Christ, et rejeter et condamner toute forme de haine, verbale ou physique, et de victimisation dont ils font l’objet ;
  5. nous rappeler que, par la grâce rédemptrice de Dieu, aucune personne ou situation n’échappe à la possibilité de changement et de restauration.

Comme vous le voyez. Le discours religieux est parfois très fort contre l’idée d’infidélité.

Dans le même temps, ce discours semble aujourd’hui de plus en plus désuet.

Comme ailleurs en Europe, la société Suisse s’émancipe des principes religieux pour épouser des contours plus variés et complexes.

La sexualité est abordée de manière plus libre. Elle met en valeur l’idée de pouvoir vivre une sexualité épanouie, fondée sur la recherche du plaisir.

Les questions autour de la sexualité du couple et l’infidélité s’inscrivent dans ce cadre.

Les mentalités ont changé, les règles du jeu aussi !

 

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1 réponse

  1. 2 janvier 2014

    […] Textes ecclésiastiques répudiant l’adultère (cf : citations évoquées par cet article publié sur le site Adulteres.ch). […]